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Optimiser la gestion des stocks de maintenance : guide complet

Gérer les stocks de pièces constitue un délicat exercice d’équilibriste. Le service de maintenance doit disposer des pièces critiques en nombre suffisant sans pour autant “surstocker”. Tour d’horizon des méthodes d’optimisation existantes.
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La gestion de stock : un budget important dans le secteur de la gestion d’interventions

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La gestion des stocks de pièces détachées relève du casse-tête pour une société de maintenance. Elle doit s’assurer qu’elle dispose de pièces de rechange en nombre suffisant pour assurer les réparations dans les plus brefs délais et maintenir ainsi la satisfaction client.

  Pour obtenir un taux élevé de résolution en première intervention – le fameux « First Time Fix Rate » -, le technicien doit, en effet, disposer dans son véhicule des pièces détachées nécessaires à ses différentes missions.

  Ce principe de précaution peut toutefois générer un surplus d’inventaire. Les pièces non utilisées entraînent alors […]

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La gestion des stocks de pièces détachées relève du casse-tête pour une société de maintenance. Elle doit s’assurer qu’elle dispose de pièces de rechange en nombre suffisant pour assurer les réparations dans les plus brefs délais et maintenir ainsi la satisfaction client.
 
Pour obtenir un taux élevé de résolution en première intervention – le fameux « First Time Fix Rate » -, le technicien doit, en effet, disposer dans son véhicule des pièces détachées nécessaires à ses différentes missions.
 
Ce principe de précaution peut toutefois générer un surplus d’inventaire. Les pièces non utilisées entraînent alors des coûts additionnels qui rognent sur la marge du prestataire, déjà faible dans un secteur de la prestation de services particulièrement concurrentiel.
 
Le budget alloué aux pièces représente, en effet, un poste important de dépense, non seulement pour leur achat, mais aussi pour les coûts liés à leur transport, leur stockage et leur manutention. Toute optimisation de la gestion des stocks est donc la bienvenue.
 
Tout l’enjeu consiste à trouver un bon compromis entre le dimensionnement des stocks et le niveau de service attendu. Un prestataire tenu de respecter des engagements contractuels particulièrement contraignants en termes de Garantie du temps de rétablissement (GTR) peut être tenté de “surstocker” pour éviter de subir des pénalités financières.
 
L’optimisation des stocks de pièces détachées est donc un exercice délicat. La gestion des pièces d’utilisation courante est par nature plus facile à maîtriser. Leur consommation est connue. Les pièces rarement utilisées supposent une gestion différente basée sur une analyse de risques.


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Le principe de Pareto appliqué à la gestion des stocks de maintenance

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Comme le constate Arnaud Meunier, directeur d’Argon Consulting dans un avis d’expert publié dans le magazine Fonction Maintenance, jusqu’à 80 % des pièces de rechange en stock sont rarement utilisées. Baptisées les “slow-movers”, ces pièces font l’objet d’une rotation très faible. Chez certaines, on n’observe pas de mouvement sur plusieurs années. Pour autant, elles peuvent se révéler critiques le moment venu.

  A contrario, 20 % des pièces en stock sont particulièrement demandées. Selon le principe de Pareto, elles assurent 80 % de l’activité. Arnaud Meunier avance d’autres chiffres-clés à prendre en compte : 50 % des surstocks sont obsolètes dans un […]

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Comme le constate Arnaud Meunier, directeur d’Argon Consulting dans un avis d’expert publié dans le magazine Fonction Maintenance, jusqu’à 80 % des pièces de rechange en stock sont rarement utilisées. Baptisées les “slow-movers”, ces pièces font l’objet d’une rotation très faible. Chez certaines, on n’observe pas de mouvement sur plusieurs années. Pour autant, elles peuvent se révéler critiques le moment venu.
 
A contrario, 20 % des pièces en stock sont particulièrement demandées. Selon le principe de Pareto, elles assurent 80 % de l’activité. Arnaud Meunier avance d’autres chiffres-clés à prendre en compte : 50 % des surstocks sont obsolètes dans un délai de quatre ans et 40 % des surstocks identifiés sont dus à une méconnaissance des besoins réels de consommation.
 
Par ailleurs, la disparité des systèmes de gestion des activités de maintenance entraîne 20 % à 30 % de doublons dans les pièces de rechange utilisées. Enfin, 15 % de surcoût à l’achat est dû à une absence de consolidation des volumes permettant de jouer sur l’effet d’échelle.


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Le Guide Praxedo pour aller plus loin
Logiciel de gestion d’interventions pour techniciens : évaluer ses besoins, faire le bon choix.

MTTR et MTBF, deux indicateurs clés pour la gestion des stocks de maintenance

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Pour réduire la consommation de pièces détachées, il convient de s’appuyer sur des indicateurs clés comme le temps moyen jusqu’à la réparation (MTTR, Mean Time To Repair) ou le temps moyen entre deux défaillances (MTBF, Mean Time Between Failure). Que donne cet indicateur MTBF ? Est-il conforme à la durée de vie théorique donnée par le fabricant ?

  Si l’écart est important, il convient d’interroger le fournisseur, voire d’en changer. Autre piste : aller chercher sur le marché des pièces aux fonctions et aux coûts équivalents mais disposant d’une longévité supérieure.   Il est aussi possible d’interpeller les utilisateurs […]

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Pour réduire la consommation de pièces détachées, il convient de s’appuyer sur des indicateurs clés comme le temps moyen jusqu’à la réparation (MTTR, Mean Time To Repair) ou le temps moyen entre deux défaillances (MTBF, Mean Time Between Failure). Que donne cet indicateur MTBF ? Est-il conforme à la durée de vie théorique donnée par le fabricant ?
 
Si l’écart est important, il convient d’interroger le fournisseur, voire d’en changer. Autre piste : aller chercher sur le marché des pièces aux fonctions et aux coûts équivalents mais disposant d’une longévité supérieure.
 
Il est aussi possible d’interpeller les utilisateurs sur les conditions d’utilisation des équipements dont les pièces détachées subissent des défaillances précoces. Des conseils sur le paramétrage d’une machine peut faire chuter son taux de défaillance.
 

Tendre vers le “juste à temps”

Les leviers d’optimisation des stocks diffèrent en fonction de la nature et la vocation des pièces détachées. Les pièces prévues pour la maintenance préventive constituent le cas le plus simple. Les opérations étant planifiées à l’avance, il est aisé de déterminer leur quantité.
 
De même, les besoins en pièces de consommation courante peuvent être évalués sur la base de l’historique des consommations. Les apports du big data et de l’intelligence dans ce domaine permettent de tendre vers le “juste à temps”.
 
L’optimisation du stock des pièces faisant l’objet de défaillances aléatoires est plus complexe à réaliser compte tenu de l’absence d’historiques ou de leur faible nombre. Outre le MTBF, d’autres critères peuvent être pris en compte comme le délai d’approvisionnement ou les coûts de logistique et de stockage.

L’intelligence artificielle au service de la gestion des stocks de maintenance

L’intelligence artificielle transforme progressivement la gestion des stocks de pièces détachées en maintenance. Là où les méthodes traditionnelles s’appuient sur des historiques de consommation et des seuils définis manuellement, les algorithmes de machine learning permettent aujourd’hui d’anticiper les besoins avec une précision inédite.

Concrètement, l’IA analyse en continu les données d’interventions, les taux de défaillance des équipements et les délais fournisseurs pour recommander automatiquement les niveaux de stock optimaux. Résultat : moins de ruptures sur les pièces critiques, moins de sur-stocks sur les pièces dormantes.

Couplée à un logiciel de gestion des interventions, cette approche permet aussi d’anticiper les besoins en pièces avant chaque intervention planifiée, améliorant ainsi le First Time Fix Rate sans immobiliser inutilement du capital en stock.


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Les méthodes ABC, PIEU et lean maintenance appliquées à la gestion des stocks de maintenance

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Il existe aussi des méthodes pour établir des priorités au sein de cette famille de pièces de rechange. La méthode de classification ABC répartit les pièces en trois classes – A, B et C – en fonction de leur criticité. Les pièces de classe A concentrent un maximum d’attention et un suivi particulier. Le contrôle sera moins soutenu pour les pièces de classe B et moins encore pour celles de classe C.

  La méthode de PIEU classe, elle, les pièces en fonction de l’incidence des pannes (P), l’importance de l’équipement (I), de son état (E) et de […]

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Il existe aussi des méthodes pour établir des priorités au sein de cette famille de pièces de rechange. La méthode de classification ABC répartit les pièces en trois classes – A, B et C – en fonction de leur criticité. Les pièces de classe A concentrent un maximum d’attention et un suivi particulier. Le contrôle sera moins soutenu pour les pièces de classe B et moins encore pour celles de classe C.
 
La méthode de PIEU classe, elle, les pièces en fonction de l’incidence des pannes (P), l’importance de l’équipement (I), de son état (E) et de sa fréquence d’utilisation (U). Démarche d’amélioration continue, le lean maintenance vise aussi à optimiser les stocks de pièces détachées.
 
Quelle que soit la méthode utilisée, Arnaud Meunier rappelle qu’il convient de garder à l’esprit qu’une réduction des stocks bien menée n’est pas contradictoire avec la recherche d’amélioration de la qualité de service.
 
Un autre levier consiste à mutualiser les stocks entre plusieurs sites, voire entre plusieurs prestataires. Ce qui permet de consolider les besoins, de réduire les coûts de transport et de manutention et de bénéficier de conditions tarifaires plus avantageuses au moment de l’achat.


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Que faire des stocks de maintenance “morts ou dormants” ?

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Enfin, le service de maintenance doit se pencher sur la gestion des stocks de pièces qualifiés de “morts ou dormants” dont l’immobilisation présente un coût d’immobilisation non négligeable pour un intérêt très limité.

  Que faire de ces stocks inutiles et coûteux ? Plusieurs cas de figure sont envisageables. Il est possible d’écouler certains stocks à des brokers qui font le commerce d’équipements d’occasion ou reconditionnés.   Il y a aussi le retour à l’envoyeur, le service de maintenance ayant conclu lors de l’achat la reprise du stock restant par le fournisseur. Enfin, il existe aussi des places de marché […]

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Enfin, le service de maintenance doit se pencher sur la gestion des stocks de pièces qualifiés de “morts ou dormants” dont l’immobilisation présente un coût d’immobilisation non négligeable pour un intérêt très limité.
 
Que faire de ces stocks inutiles et coûteux ? Plusieurs cas de figure sont envisageables. Il est possible d’écouler certains stocks à des brokers qui font le commerce d’équipements d’occasion ou reconditionnés.
 
Il y a aussi le retour à l’envoyeur, le service de maintenance ayant conclu lors de l’achat la reprise du stock restant par le fournisseur. Enfin, il existe aussi des places de marché dédiées à ces stocks morts. Stockopro ou Bakelit.eu se positionnent ainsi sur le marché de la pièce détachée automobile.


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Vos questions les plus fréquentes sur la gestion des stocks de maintenance

Vos questions les plus fréquentes sur la gestion des stocks de maintenance

Qu’est-ce que le stock de maintenance ?

Le stock de maintenance désigne l’ensemble des pièces détachées, consommables et équipements de rechange stockés pour assurer la continuité des opérations de maintenance d’un site industriel ou tertiaire.

Il comprend généralement :

  • Les pièces critiques nécessaires en cas de panne (pièces de sécurité)
  • Les pièces d’usure dont le remplacement est planifiable
  • Les consommables courants (lubrifiants, joints, filtres)
  • Les pièces dormantes ou stocks morts, dont la rotation est faible

Un stock de maintenance bien géré garantit la disponibilité des équipements tout en limitant les coûts d’immobilisation liés au sur-stockage.

Quelles sont les 3 méthodes de gestion des stocks en maintenance ?

Plusieurs méthodes permettent de prioriser et d’optimiser les stocks de pièces détachées en maintenance :

  • La méthode ABC : classe les pièces en trois catégories selon leur criticité. Les pièces A font l’objet d’un suivi renforcé, les pièces B et C d’un contrôle progressivement allégé.
  • La méthode PIEU : évalue chaque pièce selon quatre critères : l’incidence des Pannes (P), l’Importance de l’équipement (I), son État (E) et sa fréquence d’Utilisation (U).
  • Le lean maintenance : démarche d’amélioration continue qui vise à éliminer les gaspillages dans la gestion des stocks, notamment les surstocks et les stocks dormants. Ces méthodes peuvent être combinées et pilotées via un logiciel de gestion des interventions ou une GMAO.

Quels sont les besoins en maintenance des stocks ?

Une gestion efficace des stocks de maintenance doit répondre à cinq besoins fondamentaux :

  • Disponibilité : garantir la présence immédiate des pièces critiques pour éviter les arrêts de production non planifiés
  • Prévision : anticiper les besoins en pièces selon les plans de maintenance préventive et les historiques de consommation
  • Traçabilité : suivre chaque mouvement de stock (entrées, sorties, retours) pour fiabiliser les inventaires
  • Optimisation des coûts : réduire les stocks dormants et les immobilisations financières sans risquer la rupture
  • Réactivité fournisseurs : maîtriser les délais d’approvisionnement pour ajuster les niveaux de stock de sécurité en conséquence

Quels sont les 4 types de maintenance ?

Les quatre types de maintenance reconnus par la norme NF EN 13306 sont :

  • La maintenance corrective : réalisée après la survenue d’une panne, elle vise à remettre un équipement en état de fonctionnement. Elle peut être curative (réparation définitive) ou palliative (dépannage temporaire).
  • La maintenance préventive : effectuée à intervalles planifiés, elle vise à réduire la probabilité de panne avant qu’elle ne survienne. Elle repose sur des gammes d’entretien et des fréquences définies.
  • La maintenance prévisionnelle (ou prédictive) : basée sur la surveillance en temps réel de l’état des équipements (vibrations, températures, usure), elle permet d’intervenir uniquement lorsque c’est nécessaire.
  • La maintenance conditionnelle : déclenchée lorsqu’un indicateur de dégradation dépasse un seuil prédéfini, elle combine les avantages de la maintenance préventive et prédictive.

Chaque type de maintenance implique des besoins en stock différents : la maintenance corrective requiert des pièces disponibles immédiatement, tandis que la maintenance préventive permet d’anticiper les approvisionnements.

Alors on y va ?

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