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Entreprises de services : pourquoi et comment soigner sa marque employeur ?

Le 27 Avril 2026
7 min de lecture

Alors que le marché du travail manque de « bons profils » de techniciens de maintenance, les entreprises de services doivent  mener une stratégie de marque employeur afin d’attirer puis fidéliser les talents. Revue des bonnes pratiques à mettre en œuvre.

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Recrutement de techniciens de maintenance : conseils pratiques pour attirer et intégrer les bons profils

Recrutement de technicien et marque employeur 

Face à la pénurie de techniciens de maintenance sur le marché du travail, un nombre croissant d’entreprises se sont engagées dans une véritable guerre des talents. Le rapport de force s’est inversé et un employeur doit se montrer sous son meilleur jour s’il veut générer des candidatures.
 
La marque employeur ne se limite pas au recrutement. Il recouvre l’ensemble des moyens mis en œuvre pour attirer puis fidéliser les talents. Réduire le turn-over a pour conséquence de résoudre en partie le problème du recrutement.
 
Par ailleurs, un employé heureux devient un ambassadeur de son entreprise. Il en parle spontanément à son entourage et sur les réseaux sociaux. Il participe aussi plus facilement aux campagnes de cooptation. Hors des murs de l’entreprise, la marque employeur s’adresse aux leaders d’opinion que sont les journalistes ou les influenceurs pour qu’ils relaient la bonne parole. 

Communiquer sur l’identité de la marque

Le premier stade d’une stratégie de marque employeur porte sur la communication RH. Quelle vision les candidats et les collaborateurs ont de votre entreprise ? Peuvent-ils la décrire en quelques mots ? Pour cerner cette identité de l’entreprise, la fonction RH doit donc faire du storytelling. Il s’agit en effet de raconter une histoire en commençant par la genèse de la société, son métier et son évolution, sa dimension nationale ou internationale.
 
Il s’agit ensuite de répondre à la question que tout candidat et employé se pose : pourquoi irais-je chez vous et pourquoi j’y resterais ? Cela suppose alors de communiquer sur les atouts de l’entreprise en matière :

Décrypter les envies des générations Y et Z

Les études sociologiques montrent que les jeunes actifs des générations Y et Z n’ont pas les mêmes priorités que leurs aînés. Plus que la rémunération, ces Millennials mettent en avant l’intérêt des missions, le bien-être au travail, l’équilibre vie personnelle – vie professionnelle. En quête de sens, ils veulent comprendre le bien-fondé de leur travail et que celui-ci ne trahisse pas leur engagement humanitaire ou environnemental.
 
Pour bâtir cette communication RH, il est alors possible de s’inspirer des bonnes pratiques des entreprises où il fait bon travailler, notamment celles distinguées par le palmarès Great Place to Work ou Happy at Work, On s’aperçoit qu’une stratégie de marque employeur ne se limite pas à un installer un babyfoot à la « cafet ».
 
Comme pour toute stratégie marketing, il faut ne pas perdre de vue sa cible. On peut présupposer que les techniciens de maintenance sont des technophiles en puissance. Il convient donc de communiquer sur leur futur poste de travail (terminal mobile, applications…).

Soigner son référencement et l’e-réputation de sa marque employeur

Optimiser sa visibilité sur internet

Selon une enquête 2022 de HelloWork Group sur les pratiques de recrutement, 90 % des candidats indiquent se renseigner sur l’entreprise avant de postuler, et 72 % consultent directement le site carrière. Il convient donc de soigner l’espace recrutement de son site institutionnel, de s’assurer de son bon référencer sur les moteurs de recherche et de garantir une expérience parfaitement fluide sur terminaux mobiles (responsive design).

Au-delà de l’incontournable réseau social professionnel LinkedIn, il s’avère également stratégique de diffuser ses messages sur des plateformes grand public. C’est notamment le cas de Facebook : selon le Digital Report France de We Are Social réalisé en 2026, la plateforme demeure le réseau social le plus utilisé du pays, captant chaque mois plus de 70 % des Français de plus de 16 ans (soit environ 38 à 40 millions d’utilisateurs actifs).

« Insta » et « Snap » pour cibler les jeunes

Par ailleurs, en 2026, Instagram rassemble près de 36 millions d’utilisateurs actifs mensuels en France, et Snapchat, plus de 27 millions de visiteurs chaque mois. Ces réseaux permettent de cibler une population plus jeune et particulièrement connectée. Pour performer, il est essentiel d’adopter les codes de ces deux plateformes.

Sur « Snap » et « Insta », le ton se veut spontané, visuel et axé sur l’immersion. Pour une marque employeur, c’est l’occasion idéale de valoriser sa culture d’entreprise à travers des formats vidéos courts ou des stories mettant en scène le quotidien authentique de ses propres collaborateurs sur le terrain.

Marque employeur : attention aux promesses non tenues

Attention au décalage entre la promesse tenue par la marque employeur et la réalité. Une entreprise qui se veut conviviale ne peut pas faire attendre un candidat une demi-heure sans ne lui avoir proposé un café ni averti du retard. Idem pour une société qui se dit à la pointe du digital et gère encore ses interventions sur un tableur Excel.

Une fois le candidat idéal trouvé et la promesse d’embauche signée, attention aux cent premiers jours du nouvel employé. Ils auront valeur de test pour s’assurer que la greffe prenne de part et d’autre. D’ailleurs, 36 % des CDI sont rompus avant la fin de la première année. Une erreur de casting se paie cash. Entre le temps passé à l’embauche, les salaires versés ou la perte de productivité qu’entraîne la vacance du poste, le coût d’un mauvais recrutement s’élève, selon le cabinet spécialisé RH Gereso, à 13 500 euros pour un employé percevant un salaire brut mensuel de 2 500 euros.

L’intégration de nouveaux collaborateurs, une période charnière

Le parcours d’intégration commence avant même que l’employé ne soit encore arrivé. Afin d’éviter de le noyer dans la paperasse dès son arrivée, la DRH collecte, en amont, les différentes informations administratives comme l’état-civil, le RIB ou une copie des diplômes.
 
La DRH peut aussi envoyer au futur collaborateur un organigramme de la société et son agenda des premiers jours avec des rendez-vous pris avec ses managers. Objectif : montrer qu’il est attendu. Un « bon » technicien qui a eu plusieurs propositions en main peut se dédire au dernier moment et choisir une société concurrente.
 
Tous les grands éditeurs de solutions RH comme Cornerstone, Talentsoft ou SAP SuccessFactors proposent des modules d’ »onboarding » qui vont formaliser les différentes étapes d’un parcours d’intégration. Ce parcours est particulièrement important puisque le technicien va ensuite être sur la route la plupart de son temps. Il est donc bon qu’il connaisse physiquement ses interlocuteurs au siège (planificateur, experts…). Cela participe, par ailleurs, de la cohésion d’équipe.

« Fluidifier » l’expérience collaborateur en tant qu’entreprise de services

L’intégration n’est que la première étape de ce qu’on appelle l’expérience collaborateur.  Comme pour l’expérience client, il s’agit de faire la chasse aux frictions afin de proposer une expérience la plus fluide possible en facilitant, par exemple, la pose de congés ou le remboursement des notes de frais.
 
Cette comparaison entre expérience collaborateur et expérience client n’est pas fortuite. Selon le principe de la symétrie des attentions formalisé par l’Académie du Service, un collaborateur épanoui professionnellement apportera un meilleur service aux clients. L’entreprise doit donc porter la même attention à son employé que celle qu’elle souhaite qu’il accorde à ses clients. 
 

Amandine Carayon